La nouvelle Utopie

Projet Vénus : un nouveau modèle social ?

Je vous invite à découvrir le monde de demain, tel qu’imaginé par l’architecte Jacques Fresco et l’artiste Roxanne Meadows, dans le cadre du projet américain « Vénus ».
C’est beau, c’est écologique et ça donne envie.

On y retrouve des idées développées dans « L’Utopie » de Thomas More, publié en 1516. Exemple : la suppression de l’argent et donc de la spéculation et donc des pénuries organisées et donc des famines et donc des guerres…

Le site du Venus Project
L’Utopie de Thomas More (Université du Québec)

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La propriété, c’est le vol ?

Pierre-Joseph Proudhon

Dans son essai « Qu’est-ce que la propriété ? », Proudhon affirmait que rien ne pouvait justifier le fait de s’approprier un bien ou un territoire. On doit, à l’anarchiste français, la formule révolutionnaire « La propriété, c’est le vol ».

Qu’est-ce qui est plus intéressant ? Profiter d’une multitude de biens en commun ou se rendre malade pour acquérir quelques propriétés personnelles, qu’on abandonnera, de toutes façons, en quittant cette vie ?

Lire l’essai de Proudhon sur kropot.free.fr

Travailler 2 heures par jour

    En 1977, le collectif Adret, composé de sociologues et de syndicalistes CFDT,  a publié Travailler 2 heures par jour, étude sur l’évolution du travail dans les sociétés industrialisées, aux éditions du Seuil.
    Quand j’ai commencé à travailler, à cette même époque, il était clair que la mécanisation et la robotisation allaient diminuer le nombre d’heures de travail nécessaires pour produire à quantité égale.
    Ce phénomène devait avoir un caractère libératoire pour l’homme. De moins en moins esclave du travail, il pourrait consacrer le temps gagné à sa famille, à des œuvres d’intérêt collectif et à son émancipation personnelle.

Présentation du livre sur flaneur.free.fr
Télécharger quelques chapitres sur bouquinsscannes.blog

Une vie de chien

Après plusieurs semaines de maladie et d’inaction, j’ai changé mon regard sur la vie.

Comme les chiens, j’ai somnolé la plupart du temps, me levant pour faire ma toilette et manger. J’ai passé mes journées à ne rien faire et sans m’en trouver plus mal. J’ai lu, regardé des films…

Parfois, j’ai marché le long d’une route déserte, le matin, dans l’Arrière-pays niçois. J’ai vu des fermes, des traces de troupeaux, croisé quelques cyclistes retraités. J’ai éprouvé, comme rarement, la joie d’être en vie, d’écouter un oiseau, de suivre un nuage, prenant des photos avec mon téléphone.

J’ai vécu à la frontière du végétal et de l’animal. J’ai fait de nombreux rêves, notamment en altitude. Je sautais d’un train en marche, traversais les voies et m’échappais par les jardins en escalier, pour redescendre vers la ville, vers les gens. Sans effort. J’ai vu des paysages de montagne avec plein de niveaux : torrents, vallées, collines, plateaux, cimes, me disant que j’avais envie de voler à toutes les hauteurs, en bas comme en haut. Je n’avais plus peur de tomber.

Aujourd’hui, en faisant ma relaxation, je me sens comme un oiseau qui sautille à l’intérieur de ses pensées.

Les puits dans le désert

Un Targui a dit : « Il y a des gens qui, lorsqu’ils trouvent un puits, décident qu’il est à eux. Ils lui donnent leur nom et le transmettent à leurs enfants. Nous ne sommes pas comme eux. Si tout le monde avait fait comme comme ça depuis le vieux Noë, Il n’y aurait plus un seul endroit où l’on puisse aller aujourd’hui. »

Les Touareg ne ressentent pas le besoin de posséder, seulement celui de pouvoir utiliser. Toutes choses étant faites pour circuler, être échangées et non pas pour traîner dans un tiroir. Dans nos sociétés industrielles, la plupart des gens gâchent leur vie à s’approprier des biens. D’où une surproduction inutile et une entrave à la libre disposition des ressources.

Quelques pensées de Marc-Aurèle

Extraits du recueil « Pensées pour moi-même », écrits il y a 2000 ans par cet empereur philosophe :
(IV, 23) « (…) Que chacune de tes actions soit un complément de la vie collective. »
(XI, 16) « (…) Lorsque tu t’indignes ou que tu t’affliges outre-mesure, songe que ta vie est de courte durée et que, sous peu, nous serons étendus. »
« (…) Que pourra te faire le plus violent des hommes si tu persistes à rester bienveillant pour lui ? »
(XI, 35) « Raisin vert, raisin mûr, raisin sec, tout est changement ; non pas pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore. »

Bienvenu

Viens, petit enfant

Mon petit gars
Viens chez Maman
Viens chez Papa

Tu es le bienvenu
Nous t’attendions
Tout blond tout nu
Nous te voulions

Et te voilà lala lala

Et tu es là là là
Tout contre nous
Tout chaud tout doux

Mille caresses
Pour te choyer
Plein de tendresse
Pour te soigner

Et t’accueillir
Dans notre cœur
Et te guérir
Par le bonheur.

(mardi 10 février 2009, à Marina Baie-des-Anges, près de Nice)