Berlin-Moscou, Un Voyage à Pied

Wolfgang Büscher
Wolfgang Büscher

Misère du lecteur qui a fini son livre et qui se sent orphelin. Cette fois, la cause du drame est un allemand, Wolfgang Büscher, qui n’a rien trouvé de plus intéressant que de partir à pied de chez lui, à Berlin, vers Moscou. Pourquoi Moscou ? Le poids de l’histoire, sans doute. Büscher a fait en sens inverse le chemin qu’avaient pris les chars soviétiques avant d’entrer dans l’ancienne capitale du Reich, en 1945.

Tout cela à pied, mon moyen de locomotion préféré. Ce Wolfgang, j’espère le rencontrer un jour. On a le même âge, il doit être un peu plus costaud que moi. J’ai vu sa photo sur Internet, il a l’air pas mal, assez sec. Je me sens beaucoup de points communs avec lui, cette attirance vers l’Est, cette nostalgie d’un paradis perdu et, en même temps, la vision lucide des horreurs des guerres passées. Pays traumatisés, amochés, abêtis, pollués comme dans la « zone écologique radioactive » de Tchernobyl. Comment avoir de l’ambition, quand on habite au fin fond de la Biélo-Russie, que tout est obsolète, que les gens sont indolents ou alors nouveaux riches (peu nombreux) ? Le souvenir des morts et la culture – cette alternative à Dieu au temps des communistes – sont omniprésents dans le livre « Berlin-Moscou, un voyage à pied », publié aux éditions de « L’esprit des péninsules ». Concernant le style de l’auteur, j’ai mis une cinquantaine de pages à m’y habituer : des phrases peu orthodoxes, des collages d’images mentales, ses réflexions sur le vif… Et surtout, je n’ai pas lu un compte rendu sportif. Bien que Büscher ait parcouru plus de 2000 km en trois mois, il ne nous fait pas de cours du parfait randonneur. Son livre n’est pas sponsorisé par une marque de sports. L’auteur parle du poids de son sac, de sa nourriture spartiate : barres chocolatées et eau minérale avec, quand tout va bien, des côtelettes et des patates le soir. On comprend qu’il marche parfois onze heures dans la journée, mais il ne présente jamais son périple comme un exploit.

Prypiat en Ukraine - Ce qu'il en reste après Tchernobyl.
Prypiat en Ukraine – 20 ans après Tchernobyl.

Wolfgang Büscher marche seul (il aurait pu être avec quelqu’un ou un chien) avec, chaque jour, de longues heures de solitudes, mais il fait aussi des rencontres. Comme ces aristocrates polonais qui racontent la vie du temps des anciennes frontières, cet officier biélorusse qui l’emmène à proximité de Prypiat (Tchernobyl), cette jeune ecclésiastique qui lui fait découvrir un vieil ermite au fond d’une forêt russe, et ce type avec qui il se bat dans un hôtel délabré. Rencontres curieuses, amicales ou hostiles. Et ce commentaire de l’auteur quand, son rêve accompli, il se repose dans un grand hôtel de Moscou et avoue ses peurs rétrospectives sur les pépins qui auraient pu lui tomber dessus, alors que, tant qu’il marchait, il n’y pensait pas.

Critique de Jean Laurenti sur lmda.net (2005)

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La ferme insulaire de Quéménès

Quéménès, une île plus tout à fait déserte.
Quéménès, une île plus tout à fait déserte.

Plus près et moins dangereuse que la planète Mars, je vous invite à découvrir Quéménès, une petite île au large du Finistère, dans l’archipel de Molène.

Avec le soutien du Conservatoire du Littoral breton, David et Soizic Cuisnier ont entrepris, en 2008, de redonner vie à cette île alors déserte de 26 hectares. La ferme insulaire est à caractère écologique : eau, électricité sont produits sur place. Le couple élève des moutons, des oies, et cultive des patates, et des tomates en serre.

Les deux activités rémunératrices sont l’accueil en gîte et la vente des pommes de terre. Ce soir, l’émission Thalassa, sur France 3, a consacré son « grand format » aux « Robinsons de la mer d’Iroise » et on ne peut qu’admirer le courage et la ténacité de ce couple désormais insulaire et qui, depuis son installation à Quéménès, a vu l’arrivée de la petite Chloé, puis du petit Jules, doublant ainsi la population de l’île en cinq ans.

Le blog de la ferme insulaire de Quéménès
L’émission Thalassa, sur France 3

Voulez-vous aller sur Mars ?

Votre futur lieu de travail ?
Votre futur lieu de travail ?

Une association néerlandaise recherche jeunes gens motivés, intelligents et en bonne santé pour commencer la colonisation de la Planète Rouge.

Votre départ est prévu en septembre 2022, pour une installation dans le courant du premier semestre 2023. Précision en passant : votre retour sur Terre n’est pas prévu, à moins que, d’ici 2030 ou 2040…

Le projet s’appelle Mars-One et intéresse, semble-t-il, plusieurs entreprises privées terriennes. Le premier rover d’exploration est prévu en 2016, autrement dit demain, pour la recherche d’un terrain propice à l’installation des futurs colons.

Découvrez ce projet original sur le site de mars-one.com et sur slate.fr. Qui sait, vous serez peut-être retenu…

Euro 2012 : thank you et grazie mille !

Dimanche 24 juin, l’Angleterre et l’Italie nous ont réconciliés avec le foot-ball, après une soirée France – Espagne aussi irritante qu’ennuyeuse.

L’Angleterre a perdu avec les honneurs face à l’Italie.

On a vu deux équipes qui en voulaient et qui se sont battues généreusement, humblement et magnifiquement, offrant aux spectateurs même occassionnels des matchs à la télé un spectacle captivant.

Cerise sur le gâteau, toutes deux ont fait preuve d’un fair-play et d’un esprit collectif exemplaires. Bravo l’Italie (quelle élégance !) et chapeau bas, messieurs les Anglais. Vous sortez de l’Euro 2012 par la grande porte et vos supporters peuvent être fiers de leur équipe.

Un  résumé de la rencontre sur fan2sport.com

Tous les tramways du monde

En cherchant de la documentation sur la Russie, j’ai découvert le blog d’un passionné de tramways du monde entier.

Une Lada et un tramway tout au nord de la Russie (photo du blog)

Deux mille photos, annonce le blogueur. Les villes sont classées par ordre alphabétique et c’est passionnant. Voici, par exemple, un lien vers la page d’Arkhangelsk, « ville russe la plus au nord du monde à posséder un tramway ».

Tous les tramways du monde (ici Arkhangelsk)

Perfectionner son allemand sur Internet

Depuis plusieurs années, j’entretiens ma connaissance de la langue de Gœthe sur allemandfacile.com.

Allemand, anglais, espagnol... facile.com sur le même portail

Ce site de conception ancienne (webdesigners, passez votre chemin) offre à l’internaute tout ce qu’il faut pour travailler la prononciation, les conjugaisons, le vocabulaire et les situations.

Je vous conseille de démarrer par les tests de niveau. Ils vous aideront à déterminer les domaines à améliorer. Plusieurs centaines d’exercices sont disponibles et vous pouvez vous-même en créer. Chaque note obtenue vient compléter votre livret scolaire.

allemandfacile.com est un site sympa, efficace et gratuit. Si vous préférez l’anglais, l’espagnol ou l’italien, il existe l’équivalent : anglaisfacile.com, italienfacile.com

www.allemandfacile.com

France, Tunisie, Algérie

Je sens une grande proximité entre les citoyens tunisiens, algériens et français, d’une part et entre les gouvernements de ces trois pays, d’autre part.

D’un côté de la Méditerranée comme de l’autre, le fossé se creuse entre les peuples et leurs gouvernants. Puisse l’espoir qui s’ouvre aujourd’hui pour les Tunisiens fleurir et essaimer dans la région. Salut et fraternité !