Une vie de chien

Après plusieurs semaines de maladie et d’inaction, j’ai changé mon regard sur la vie.

Comme les chiens, j’ai somnolé la plupart du temps, me levant pour faire ma toilette et manger. J’ai passé mes journées à ne rien faire et sans m’en trouver plus mal. J’ai lu, regardé des films…

Parfois, j’ai marché le long d’une route déserte, le matin, dans l’Arrière-pays niçois. J’ai vu des fermes, des traces de troupeaux, croisé quelques cyclistes retraités. J’ai éprouvé, comme rarement, la joie d’être en vie, d’écouter un oiseau, de suivre un nuage, prenant des photos avec mon téléphone.

J’ai vécu à la frontière du végétal et de l’animal. J’ai fait de nombreux rêves, notamment en altitude. Je sautais d’un train en marche, traversais les voies et m’échappais par les jardins en escalier, pour redescendre vers la ville, vers les gens. Sans effort. J’ai vu des paysages de montagne avec plein de niveaux : torrents, vallées, collines, plateaux, cimes, me disant que j’avais envie de voler à toutes les hauteurs, en bas comme en haut. Je n’avais plus peur de tomber.

Aujourd’hui, en faisant ma relaxation, je me sens comme un oiseau qui sautille à l’intérieur de ses pensées.

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